La fréquence des surdités
néonatales permanentes est de 1/2000. Par la suite,
un autre enfant sur 1000 deviendra sourd. L’âge
moyen de diagnostic des surdités sévères
et profondes congénitales reste trop élevé
au-delà de 12 mois en France. Et il se situe vers
l’âge de 5 – 6 ans pour les déficiences
moyennes conduisant à des situations d’échec
scolaire qui auraient pu être prévenues.
Grande fréquence et
nécessité d’intervention précoce
implique la réalisation d’un dépistage
de la surdité chez l’enfant. Le
législateur a réglé le problème
en imposant un dépistage à 4 périodes
(à la naissance, à l’âge de
neuf et de vingt-quatre mois, et à 5 ans), tout
ceci étant inscrit dans le carnet de santé
de l’enfant. Reste à le mettre en place....
A la naissance, ce dépistage se
réalise par diverses méthodes subjectives
ou objectives.
La recherche d’otoémissions
acoustiques provoquées est une méthode simple,
rapide, ayant prouvé sa fiabilité en terme
de dépistage.
Le test consiste chez un enfant endormi
ou calme, à placer une sonde dans le conduit auditif
externe, et à stimuler l’oreille avec un
son : si l’oreille interne est fonctionnelle, elle
va émettre un son qui est recueilli et analysé
par la sonde ; ce test prend moins de une minute par oreille,
et il est totalement indolore. Si le test ne recueille
pas de réponse, il doit être dupliqué,
et en cas de doute, une batterie de tests de diagnostic
seront réalisés. Si le diagnostic est confirmé,
une prise en charge est entreprise aussitôt.
Pour que ce dépistage
soit universel, tous les professionnels de l’enfance
doivent connaître ces techniques et aider à
la réalisation du dépistage ou à
la mise en place de structures permettant la réalisation
du dépistage.