.../... Consciente du caractère
essentiel de la première semaine de la
vie pour la santé de tout enfant, l’Académie
nationale de Médecine rappelle que la physiologie
de l’adaptation rend le nouveau-né,
même à terme, particulièrement
vulnérable dans la première semaine
de la vie, et que, si le retour précoce
à domicile après accouchement devient
un fait de société, il ne relève
pas d’un progrès médical.
Elle recommande :
une surveillance régulière de l’enfant
normal, né au terme de 37 à 41 semaines
d’aménorrhée révolues
par des professionnels formés à
cet effet, susceptibles d’intervenir à
toute heure pendant 5 jours au moins ;
la garantie d’un système de relais
en cas de retour précoce à domicile
(de préférence pas avant 3 jours),
assurant des soins de qualité équivalente
à celle proposée en maternité,
ainsi que le dépistage des affections congénitales
et l’examen de santé obligatoire
du 8ème jour ;
le maintien du caractère médical
de la prescription de sortie du milieu hospitalier,
à la demande des parents, après
concertation, entre le pédiatre de maternité
et le gynécologue-accoucheur, ceci au cas
par cas, en l’absence de contre-indications
médicales ou sociales, et sans impératif
administratif ;
la non extension du terme au prématuré
en dessous de 37 semaines ;
la création, là où elles
n’existent pas, de structures médicales
adaptées au suivi des nouveau-nés
et de leur mère à domicile avec
une réglementation appropriée définissant
un cahier des charges ;
une évaluation des structures de suivi
à domicile du nouveau-né et de sa
mère ainsi que de l’importance quantitative
et qualitative des affections révélées
dans les premiers jours, en particulier celles
qui ont nécessité une réhospitalisation,
avec leur impact sur la mortalité et la
morbidité séquellaire .../....
Pour en savoir plus : lisez le
texte complet "La
première semaine de la vie"
Paul VERT et Michel ARTHUIS (mai
2005) sur le site
de l'Académie Nationale de Médecine